Retour en images de l’APSF #011 De la cueillette à l’assiette du 23 juin 2018

Lors de ce nouvel Atelier de Partage de Savoir-Faire, Hélène nous a présenté les nombreux bienfaits de la consommation de plantes sauvages, les mises en garde concernant les dangers de la cueillette (choisir son endroit loin de toute source de pollution, ne pas se tromper de plante et cueillir de façon responsable en ne prenant que la partie de la plante nécessaire et en quantité raisonnable).

 

Elle nous a tout d’abord parlé de l’ortie (à différencier du lamier, aux fleurs blanches, et qui ne pique pas !) et de ses bienfaits sur la santé (restaure l’équilibre acido-basique du corps, reminéralise, est très nourrissante avec des protéines, du fer, de la vitamine C, du calcium en grande quantité pour éviter les carences, bonne contre le stress ou les troubles du sommeil…). Elle nous a précisé comment la cueillir, quelle partie et à quelle période (les jeunes feuilles et de préférence au printemps). Hélène nous a également proposé une dégustation de pesto d’ortie fraiche (ortie + huile d’olive + citron + ail + sel + poivre et parmesan dans un mixeur)  : le fait que l’ortie soit crue permet de conserver toutes les vitamines ! Mais elle peut aussi se consommer cuite en gâteau, cake salé, quiche, soupe ou purée…

Hélène nous a ensuite présenté le plantain (ancéolé) et ses vertues médicinales (en externe : il calme les inflammations cutanées comme les piqûres d’insectes – ou d’orties, coupures, brûlures… ; et en interne : il calme les inflammations des muqueuses comme lors de diarrhée, bronchite, laryngite mais il est aussi un anti allergique et un anti microbien). On a appris à le reconnaître et à le glisser dans nos préparations culinaires (soupe, salade, quiche…) selon les goûts de chacun. Et choses étonnantes : sa fleur a un goût de champignon !

Nous avons également découvert la berce avec sa tige velue et de ses grandes feuilles, ses bienfaits sur tous les troubles digestifs et son pouvoir anti-inflammatoire puissant. Elle stimule l’énergie, aide à éliminer les toxines du sang et est aussi un excellent aphrodisiaque ! Hélène nous avait préparé de délicieuses chips de berce, qui peut aussi être cuisinée de nombreuses autres façons. On peut aussi consommer ses graines qui ont un goût d’orange amer.

Hélène nous a aussi présenté le lierre terrestre (proche cousin de la menthe, excellent remède pectoral contre la toux, les bronchites, l’asthme, il est aussi connu depuis la Grèce Antique pour calmer les infection urinaire et les digestions difficiles). Avec son goût et son odeur très marqué, il est facilement reconnaissable et on peut le consommer mélangé à une boisson (jus de fruit ou alcool) ou dans un yaourt ou fromage blanc. Nous avons d’ailleurs dégusté du jus abricot-lierre terrestre (très bon aussi avec pomme ou poire). Quelques feuilles suffisent à avoir un effet sur la santé.

Nous avons également parlé des pâquerettes : vous mettez les fleurs à macérer dans l’huile d’olive 3 ou 4 semaines à l’abri de la lumière, vous filtrez et vous avez un macérat huileux de « bellis perenis » (beauté perenne) qui lutte contre le relâchement cutané et hydrate parfaitement la peau du corps.

Autre plante sauvage étudiée, le pissenlit, chez qui tout est comestible (racine, feuille et fleur) et qui est antioxydant, stimulant des fonctions biliaires, hépatiques et digestives !

Pour finir Hélène nous a présenté le trèfle (rouge de préférence mais vert aussi) qui est bon contre la toux et les problèmes de peau comme l’eczema, le psoriasis ou autres démangeaisons). On peut l’ingérer en infusion ou en salade.

Pour les moyens de consommer les plantes sauvages, il existe un grand nombres de recettes sur internet que vous pouvez tester et accommoder à votre guise.

Les bienfaits des plantes sauvages sur l’équilibre alimentaire et la santé devraient vous convaincre de les intégrer à votre quotidien !

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